« Comment a nom » : nommer et représenter le sexe féminin chez les poètes de la première Renaissance
Abstract
Using wordplay, Clément Marot expressed his difficulty in describing the female sex. Around the same period, successful attempts were made in the “blasons du con”, composed at a time when medicine brought a finer knowledge of female anatomy. The wordplay gives a glimpse of this anatomy, but transposes it into an imaginary world without breaking from the Middle Ages. Behind the pleasure of the description is a kind of eroticism of language, supported by recurring style figures. But this poetic game can be dangerous: the poet is exposed to censorship, more or less consciously, because the notion of obscenity is relative. Political issues may explain why the reception of images of the female sex oscillates between shadow and light. « Un con n’est pas tout ce qu’on pense » : sous couvert de jeu de mots à partir de la syllabe « con », Clément Marot dit sa difficulté à décrire le sexe féminin. Des essais fructueux sont tentés à la même époque dans les « blasons du con », composés au moment même où la médecine permet une connaissance plus fine de l’anatomie féminine. Le jeu poétique nous fait entrevoir cette anatomie, mais pour la transposer dans un imaginaire sans rupture avec le Moyen Âge. Derrière le plaisir de la description surgit une forme d’érotique de la langue soutenue par des figures de style récurrentes. Mais ce jeu poétique peut s’avérer dangereux : le poète s’expose à la censure, plus ou moins consciemment, car la notion d’obscénité est relative. Des enjeux politiques peuvent expliquer que la réception des images du sexe féminin évolue entre ombre et lumière.
Collections
